organisation de l'UTL sud-Goëlo

Composition du Bureau

PrésidentJean Pierre Vidaman,

Vice-présidente : Marie France Bresson

Secrétaire : Gérard Drevet,  webmestre  : Jean Pierre Baudouin,

Trésorière : Bernadette Gallet, Trésorier-adjoint : Louis Pierre Brasselet

Conseil d'Administration  : 

Nicole BATTAS, Marie-France BRESSON, Dominique CHOPLIN, Bernadette GALLET, Marie-Thérèse RAUX, Rose LOTOUX, Maryvonne MORO, Raymond BOSCHER, Jean Pierre VIDAMAN, Jean-Pierre BAUDOUIN, Marie France PREVOST, Jean-Pierre VIGNERON, Gérard DREVET, Louis-Pierre BRASSELET, Antoinette TREMEL, Marie-Françoise GUILLERM-JOSSE , Monique OLIVER.

prochaine conférence : le jazz, suite....

Guillaume Kosmicki vient une nouvelle fois nous parler de musique, pas de n'importe laquelle puisqu'il s'agit du jazz, qualifié de genre mineur avant de gagner ses lettres de noblesse et de conquérir un public toujours plus large.

"une forme d'art musical originaire des États-Unis, née de la confrontation entre la musique des esclaves noirs et celle des Européens " ainsi l'a-t-on parfois défini, n'est-ce-pas tout simplement une musique qui parle au coeur?

Alors, laissez-vous tenter !

« Le Corbusier et la naissance de l’architecture moderne »

Charles-Edouard Jeanneret-Gris, connu sous le pseudonyme Le Corbusier, était incontestablement une figure marquante d’architecte du XXème siècle. Se considérant comme « homme de lettres », ses écrits sur l’architecture et l’organisation de la ville moderne ont influencé les générations à venir. Il fut adulé et abhorré et son œuvre est encore aujourd’hui sujet à des discussions enflammées. La conférence se donne pour objectif d’éclairer le travail de Le Corbusier, en le mettant en perspective avec celui de ses contemporains, français mais aussi allemands, auxquels il devait beaucoup de choses dans sa formation de jeune architecte. La naissance de l’architecture moderne dans le premier tiers du XXème siècle fut en effet due à un élan européen collectif auquel Le Corbusier sut participer avec brio.

 

 

Mémoire

 

 

Mémoire, ce mot est étrange. Au singulier, comme au pluriel il se décline au féminin ou au masculin.

Nous avons encore dans l’oreille la musique de ces tables de multiplication que nous ânonnions sur les bancs de l’école.

Le savions-nous, c’était pour entraîner nos mémoires d’enfants.

Plus tard combien d’étudiants se sont  usé les yeux  des nuits entières à déchiffrer des mémoires pour parfois rédiger le leur.

Sur le tard certains s’essayent, avec bonheur parfois, à rédiger leurs mémoires (au masculin) afin que leur mémoire (au féminin) subsiste dans celle de leurs descendants.


In memoriam, cette locution latine qui figure sur les tombes des cimetières prouve la vanité de l’être humain qui espère en gravant la pierre sous laquelle il repose que l’Humanité se souviendra de lui pour l’éternité, vanité des vanités…


La pierre n’est pas seulement le support de la mémoire, le papier peut l’être aussi, ainsi le « mémorial de Sainte Hélène » qu’Emmanuel de las Casas rédigea afin que les mémoires de Napoléon, issus des conversations avec ce dernier demeurassent pour l’éternité ….


Et l’Homme si prompt à ne rien retenir de ses erreurs ne cesse d’ériger des mémoriaux (pluriel de mémorial) en général afin de rendre un hommage (naturellement éternel) aux héros ou aux victimes de la folie humaine,  surtout afin d’exonérer de tout sentiment de culpabilité, ces criminels qui depuis la nuit des temps trouvent toujours le moyen de « faire se battre de pauvres gens qui ne se connaissent pas pour le plus grand bénéfice de gens qui se connaissent mais ne se battent pas »( E. M. Remarque), tel ce mémorial de Tiergarten édifié à la mémoire des 81 116 soldats de l’armée rouge tués durant la bataille de Berlin.

On attend toujours le mémorial aux victimes du Goulag, par lequel passèrent 18 millions de personnes et dont 1 à 2 millions ne revinrent pas …

La mémoire est aussi cet élément autour duquel est construit l’ordinateur qui supplantera la Bibliothèque nationale de France (14 millions de livres). Il est loin le temps de la bibliothèque d’Alexandrie qui rassemblait l’ensemble du savoir universel (environ 400 000 volumes).


Last but not least il nous faudra bientôt nous résigner, après avoir perdu le contrôle de notre mémoire (merci aux technologies numériques) à accepter que l’IA (intelligence artificielle pour les non initiés) supplante ce merveilleux outil dont la nature nous a doté : le cerveau.