Assemblée Générale  mardi 10 octobre 2017

l'assemblée générale s'est tenue le 10 octobre et nous avons procédé au renouvellement du conseil d'administration qui s'est réuni à l'issue de la conférence pour élire le nouveau bureau

organisation de l'UTL sud-Goëlo

Composition du Bureau

PrésidentJean Pierre Vidaman,

Vice-présidente : Marie France Bresson

Secrétaire : Gérard Drevet,  webmestre  : Jean Pierre Baudouin,

Trésorière : Bernadette Gallet, Trésorier-adjoint : Louis Pierre Brasselet

Conseil d'Administration  : 

Nicole BATTAS, Marie-France BRESSON, Dominique CHOPLIN, Bernadette GALLET, Marie-Thérèse RAUX, Rose LOTOUX, Maryvonne MORO, Raymond BOSCHER, Jean Pierre VIDAMAN, Jean-Pierre BAUDOUIN, Marie France PREVOST, Jean-Pierre VIGNERON, Gérard DREVET, Louis-Pierre BRASSELET, Antoinette TREMEL, Marie-Françoise GUILLERM-JOSSE , Monique OLIVER.

le  7 novembre 2017 une conférence sur le naufrage de l'Afrique, un paquebot  qui fit naufrage en  1920......

Conférence sur le naufrage du paquebot « Afrique » Il y a 100 ans avait lieu la plus grande catastrophe maritime Française de l’histoire. C’est de la compagnie des Chargeurs Réunis dont il va être question dans cette présentation. Nous allons évoquer le naufrage de l’un de ses paquebots, l’Afrique. Cette histoire constitue la plus grande catastrophe maritime Française, elle reste pourtant inconnue. Le 9 janvier 1920 le paquebot « Afrique » quittait Bordeaux c’est un départ régulier pour Dakar : on embarque 474 passagers. Parmi-eux 192 tirailleurs sénégalais, ils ont survécu à l'enfer des tranchées, il y a également 17 missionnaires emmené par Monseigneur Jalabert, ils ont réuni les fonds pour la construction de la cathédrale de Dakar Le reste des passagers est constitué de militaires, de fonctionnaires, de négociants et de leur famille. Le paquebot est de plus servi par 125 hommes d'équipage. Il y a donc près de 600 personnes à bord. Mais en quittant l’estuaire de la Gironde, une succession de difficultés va mener le navire à sa perte. La conférence propose de revivre cette aventure oubliée. La présentation comporte des photographies inédites et des vidéos d’époque. Durée environ 1 heure.

Ci-après un aperçu des conférences passées qui vous donnera, nous l'espérons, l'envie d'approfondir les sujets traités

23 mai 2017 : M Laot Professeur  d’histoire "La place des religions dans les enjeux stratégiques"

« L’actualité en témoigne : au regard des enjeux très importants du moment (= enjeux stratégiques) sur

le plan politique à l’interne et à l’international, la religion semble tenir une grande place et exercer un rôle

très important. Mais, qu’en est-il en réalité ? quelles sont les religions concernées ? quels types d’enjeux ?

En prenant du recul par rapport à l’actualité immédiate, ce sont là des questions qui, parmi d’autres, seront

considérées et traitées selon un point de vue de réflexion géopolitique et historique ».

Au moment où vient de se produire en Angleterre un attentat dont l'origine ne fait pas de doute, une fois de plus l'actualité vient nous rappeler que la religion, cet "opium des peuples" est indissociable des grands enjeux économiques, stratégiques à l'échelle mondiale, et que nous ne pouvons rester indifférents à la situation de nos semblables qui vivent au quotidien la terreur imposée par des fous criminels avec la complicité d'états qui sont et demeurent malgré l'évidence nos partenaires économiques. Une fois de plus c'est la place de la finance dans le fonctionnement de notre humanité qui est, qui doit être mise en cause.

Mardi 9 mai 2017: De l'économie financière à l'économie humaine

Monsieur Gérard Séchaud possède une grande expérience dans le domaine financier. Il pourra ainsi décoder pour nous les événements de ce début de siècle ainsi que ceux du siècle passé, notamment les grandes crises qui ont secoué l'économie mondiale. En faisant le point sur les interventions des acteurs  politiques, économiques et financiers, nous en saurons un peu plus sur le rôle (et peut-être la responsabilité) de ces organismes que nous connaissons surtout par leurs initiales, dont le fonctionnement autant que l'influence réelle ou supposée sur l'économie de marché, la globalisation ou encore la mondialisation, termes souvent abscons, nous demeure mystérieux. Mais n'est-ce pas l'objectif? les rendre incompréhensibles et éloigner le bon peuple de ces questions sérieuses, tellement sérieuses qu'elles ont été érigées en science. Une science si peu exacte que selon l'opinion politique, ou philosophique de ses représentants, on y trouve tout et son contraire. Ainsi en saurons-nous d'avantage sur ce monstre que "nous" avons créé : la Dette ! En sommes-nous responsables ? la question ne se pose pas pour nombre d'économistes, il faut simplement nous faire comprendre que nous devrons la payer. Et ce n'est sans doute pas l'inénarrable Dominique Ceu, chantre officiel de l'économie de marché qui viendra me contredire, il est vrai qu'il n'a plus en face de lui chaque matin sur France Inter Bernard Marris, victime innocente du carnage de "Charlie Hebdo" perpétré par des barbares !

La question de l'économie ne peut être dissociée de celle de l'environnement, le réchauffement -ou plus exactement le changement- climatique nous rappelle chaque saison que si la planète ne risque pas grand chose de nos errements, l'humanité pourrait bien disparaître à cause justement de cette propension à produire toujours plus d'inutiles objets dans des conditions indignes pour un usage frivole.

Il faudra bien un jour faire le constat que cette course sans fin vers un profit illusoire pour la majeure partie de l'humanité, ne sert en réalité qu'une poignée d'individus (moins de 1% de la population mondiale) de plus en plus déconnectés des valeurs universelles que sont la solidarité, l'échange et le progrès.

L'électricité permet de faire avancer nos trains, d'éclairer et de chauffer nos maisons, elle peut aussi servir  à mettre à mort des condamnés.

Science sans conscience n'est que ruine de l'âme disait notre bon Rabelais, il serait temps de s'en convaincre.

28 mars 2017 conférence de Fañch Broudic : Quand il était interdit de parler le breton à l'école...

Présentation

Pour la première fois, le nombre d'élèves scolarisés dans les écoles bilingues a dépassé le cap des 16 000 inscrits : ils font donc leurs études à la fois en français et en breton. Il n'en a pas été toujours ainsi. Qui n'a pas entendu dire qu'on n'avait pas le droit, jusque vers les années 1950, de parler le breton à l'école ? Ceux qui le faisaient se voyaient parfois attribuer  le symbole – un objet en forme de sabot – et étaient punis à la fin de la journée. Ces pratiques d'un autre temps ne concernaient pas tous les enfants, mais elles sont attestées en Basse-Bretagne à partir des années 1830, et ailleurs : dans les pays occitans, au Pays basque, en Alsace…

Cette conférence se propose de faire le point sur une histoire mal connue et qui a suscité pas mal de débats et de polémiques : l'interdit de la langue première (autrement dit, la langue maternelle) à l'école. Mais c'est la cour de récréation plus que la classe qui apparaît comme le lieu stratégique où les élèves devaient se surveiller eux-mêmes et repérer celui qui parlait le breton pour lui remettre le fameux symbole. On peut aujourd'hui analyser l'ampleur de ce phénomène et inventorier les objets symboliques qui ont été utilisés, ainsi que les réprimandes qui ont été infligées aux enfants. On peut enfin analyser le comportement des inspecteurs et des instituteurs tout comme la réaction des élèves et celle de leurs parents.

Le plus surprenant de cette histoire est que ces pratiques remontent à l'université du Moyen-Âge (qui imposait de ne parler que le latin) et qu'elles perdurent aujourd'hui en diverses parties du monde.

 

Fanch Broudic

Fanch Broudic est journaliste et chercheur. Il a présenté des émissions en langue bretonne à la radio, puis à la télévision pendant près de 40 ans et il a été responsable de ces émissions sur France 3 Ouest jusqu'en 2007. Il est chercheur associé au Centre de recherche bretonne et celtique (Université de Brest). Il a consacré sa thèse à l'évolution de la pratique sociale du breton de l'Ancien Régime à nos jours.

 

Son étude sur l'interdit de la langue première à l'école est la première synthèse disponible sur ce sujet : elle est parue dans l'Histoire sociale des langues de France, ouvrage publié aux Presses universitaires de Rennes, sous la direction de Georg Kremnitz (de l'université de Vienne, Autriche).

Le nombre d’or  . . . .  mythe ou (et) réalité(s) ?

« Ils connaissaient le nombre d’or … » dit-on.

Ce nombre est souvent évoqué en laissant planer un certain mystère. Aurait-il de mystérieux pouvoirs ? Serait-il associé à la beauté, à l’harmonie ?

 

 

Ce nombre d’or désigne un rapport entre 2 longueurs. Et à mon avis, il n’est pas très connu et certains ont profité de cette ignorance car à trop vouloir le placer sur un piédestal, on peut risquer de voir quelques dérives et il y en a eues au XXe siècle.

C’est ainsi qu’en 1931, dans un livre, Matila Ghyka affirme que « le nombre d'or est la clé mathématique de la beauté ». Il sera à l’origine de cet engouement pour ce nombre. Mais après il ajoute aussi « le point de vue géométrique a caractérisé le développement mental (...) de toute la civilisation occidentale (...) ce sont la géométrie grecque et le sens géométrique (... ) qui donnèrent à la race blanche sa suprématie technique et politique ». Ce livre sera tout de même préfacé par Paul Valéry, le poète et l’intellectuel bien connu.

 

« L’homme de Vitruve »

par Léonard de Vinci

 

En 2013, un livre de Fernando Corbalan, un mathématicien espagnol, «  Le nombre d’or- le langage mathématique de la beauté », est repris par la collection « Le monde est mathématique ». Cette collection, préfacée par Cédric Villani, l’actuel mathématicien français à la mode, est apparu dans les kiosques et a semblé avoir un certain succès.

 

Et pourtant, le livre de Marguerite Neveux : «  Le Nombre d'or, radiographie d'un mythe », paru en 1995, est bien connu. Elle a été maître de conférences à l'Université Paris I, une spécialiste de l’histoire de l’art, elle y démonte tous les arguments utilisés par les auteurs de cette histoire du nombre d’or.

 

Alors pour chercher à y voir plus clair, je vous ai écrit une histoire, agrémentée par un diaporama, avec quelques rappels historiques sur des nombres, des personnalités marquantes, des méthodes et des pistes pour calculer ce nombre d’or tout en restant accessible au plus grand nombre. Puis, je remonterai aux origines du mythe et en les dénonçant avec les arguments utilisés par Marguerite Neveux dans son livre. Je terminerai par des utilisations de ce nombre d’or au XXe siècle. Et pour finir, on s’intéressera à d’autres nombres connus.

 

En résumé, je souhaite vous apporter des éclaircissements sur ce nombre, vous mettre en garde sur des dérives observées et enfin donner à certains, peut-être, l’envie d’approfondir le sujet.

 

                                                  Jo LE BRUSQ

                                                  Prof de maths en retraite

Aimé Césaire

la conférence de Mme Nicole Lucas a été passionnante, vous pouvez retrouver quelques textes et interventions d'Aimé Césaire

dans notre rubrique "les conférences passées" et aussi en ligne:

Il y a quelque temps je vous avais conseillé d'aller voir MOONLIGHT de Barry Jenkins, film qui n'avait pas fait l'objet d'une grosse publicité (et c'est le moins qu'on puisse dire) mais qui traçait son petit bonhomme de chemin grâce au bouche à oreille qui demeure la meilleure façon de faire la promotion d'un livre ou d'un film. Je n'imaginais pas cependant que ce film recueillerait l'oscar 2017 du meilleur film lors de la 89 ème cérémonie des Academy Awards. Voici la critique qu'en faisait "le Monde" le 31 janvier dernier:

L’avis du « Monde » – chef-d’œuvre

La beauté qui baigne Moonlight de la première à la dernière image agit comme un révélateur. On peut, au bout de deux ou trois visions, en isoler quelques éléments : la composition des plans de l’opérateur James Laxton, la chorégraphie discrète et rigoureuse des déplacements dans le champ, les mises au point qui rendent incertains l’espace et les couleurs… Mais il faudra attendre d’avoir absorbé l’intensité du film lui-même, de ce temps distordu (cent minutes à l’écran, quinze ans dans la vie des personnages) passé en compagnie de Chiron. Enfant, adolescent, homme, on le verra souffrant et aimant, immédiatement présent par la grâce que la mise en scène de Barry Jenkins rendra proche comme peu de personnages de cinéma l’ont été. La beauté n’est pas ici une lumière éblouissante, c’est un fluide conducteur des émotions, des sensations.

Ecrit pour l’écran par un dramaturge, Tarell McCraney, Moonlight est divisé en trois actes, qui mettent en scène trois moments de la vie de Chiron, interprétés par autant d’acteurs différents. A 9 ans, le petit garçon (Alex Hibbert) vit à Liberty City, une cité de Miami en passe de devenir un ghetto. Sa mère (Naomie Harris), qui travaille, n’est pas assez souvent là pour le protéger du harcèlement constant de ses camarades. En tentant de leur échapper, Chiron – que l’on surnomme Little – se réfugie dans un appartement abandonné où le trouve Juan (Mahershala Ali, découvert dans House of Cards). Grâce à son commerce, ce jeune dealer vit la vie d’un Américain moyen dans une jolie maison où règne la présence maternelle de Paula (Janelle Monae). La nourriture y arrive sur la table avec une régularité ferroviaire

Si les autres garçons persécutent Little, c’est qu’ils pressentent sa différence, une différence que lui-même ne parvient pas à définir. Et c’est à Juan, qui empoisonne tout le quartier (on est au début de l’épidémie du crack) que revient la tâche de rassurer l’enfant quant à son identité, de lui dire qu’il n’est de toute façon pas un « faggot » (pédé). Ce pourrait être un paradoxe, une grinçante ironie. Devant la caméra de Barry Jenkins, avec les mots de Tarell McCraney, les interprètes font de cet échange un moment d’une extrême douceur, l’un de ces répits qui donneront à l’enfant la force de continuer, comme l’a été une brève conversation avec Kevin (Jaden Piner), le seul de ses condisciples à lui accorder un peu de considération.

Formidable...

Mardi 31 janvier 2017: Tous fichés; société de contrôle, bulletin d’alerte par Jacques le Goff professeur de droit

la technologie nous a apporté un progrès considérable. Nous sommes passés du début du XXème siècle à aujourd'hui  de la lampe à pétrole à l'éclairage laser, sans que nos petits enfants s'en étonnent, et pour cause. Nous, qui avons du recul, ne sommes pas toujours si optimistes quant à cette évolution qui nous parait quelque peu imprévisible. Au XIXème siècle il n'existait pas de pièce d'identité fiable, désormais à l'aide d'un simple téléphone mobile nos faits et gestes peuvent être scrutés.

"Si on n'a rien à se reprocher, qu'importe !" L'avons-nous assez entendue cette phrase de ceux qui, comme l'autruche se cachant la tête dans le sable refusent d'entendre une réalité inquiétante. Le monde que promettait ORWELL (1984)

 

et tant d'autres romancier ou cinéastes (Soleil Vert...)                                                    

est désormais une réalité.

Sommes-nous tous fichés ? sans doute oui

Sommes-nous tous contrôlés ? Au fil des besoins d'un état tout puissant, probablement pourvu que la loi lui en donne le pouvoir. Au fait qu'est-ce que l'Etat d'Urgence ?

L'état d'urgence est,  une situation spéciale, une forme d'état d'exception permettant aux autorités administratives (préfet) de prendre des mesures restreignant les libertés comme l'interdiction de la circulation ou la remise des armes à feu de certaines catégories. Les mesures les plus sévères sont les assignations à résidence, la fermeture de certains lieux, l'interdiction de manifester et les perquisitions de jour et de nuit. Ainsi, il dessaisit la justice  de certaines de ses prérogatives. Contrairement à l'état de siège, il n'implique pas les forces armées. L'état d'urgence est en vigueur depuis le 14 novembre 2015 en raison des risques d'attentats ; prorogé plusieurs fois, sa fin est actuellement prévue au 15 juillet 2017. (source wikipedia)

L'élection récente de Donald Trump aux Etats Unis suscite de nombreuses interrogations dans le monde entier, est-ce une coïncidence si le livre d'Orwell, cité ci-dessus a connu un tel enthousiasme qu'Amazon (qui en possède les droits) a dû le rééditer à 75 000 exemplaires et se trouve déjà en rupture de stock ?

La rentrée a eu lieu mardi 3 janvier 2017 avec un invité de choix : Georges Brassens.

Nous étions nombreux hier, venus écouter MM Alain Bessec et Gilles Renault, évoquer un grand disparu (35 ans déjà) poète, musicien, anarchiste qui se qualifiait lui-même comme un "humble troubadour, qui fait des chansonnettes". Merci Monsieur Brassens pour ces "chansonnettes" qui ont accompagné nos vies, et qui furent, n'en doutons pas, des moments de bonheur et de réflexion sur la vie, la société, bref notre humanité que vous sûtes si bien décrire. Poète ? il le fut, digne héritier de Villon, Aragon, Théodore de Bainville, Paul Fort, Victor Hugo, Francis Jammes, Alphonse de Lamartine, Verlaine, Antoine Pol, et surtout Jean Richepin que son professeur "Boxeur" Alphons Bonnafé sut si bien leur faire aimer  le jour où il apporta au lycée un gramophone et leur fit écouter ceux que l’Éducation nationale n'inscrivait pas encore au programme ...

Vous noterez en passant que Corneille, Racine ne sont guère évoqués dans l’œuvre ou les biographies de Brassens, en avons-nous pourtant passé des heures à répéter ces vers alors considérés comme le summum de la poésie française.... (Rodrigue as-tu du cœur ? ...Non, non, je te défends, Céphise, de me suivre. Je confie à tes soins mon unique trésor : Si tu vivais pour moi, vis pour le fils d'Hector.)

Quand, en 1976 il reçut le grand prix de poésie de l'Académie Française, il prit conscience que ses amis l'amenaient tout doucement vers ce qu'il abhorrait : les honneurs. Et à la perspective d'entrer un jour à L'Académie Française il eut cette phrase "Non mais, tu me vois avec une épée et un bicorne ? ". Il ne voulait pas appartenir à "quelque cohorte que ce soit".

Cette phrase résume la personnalité de cet homme modeste, qui choisit de demeurer  impasse Florimond, goûtant l'inconfort de la maison de Jeanne, alors qu'il avait les moyens de s'offrir un bel appartement dans les beaux quartiers. Mais il n'aimait pas les beaux quartiers ...

On a dit qu'il faisait une musique "simpliste" Alain Bessec et Gilles Renault nous ont prouvé à quel point il travaillait sa musique autant que ses textes : deux accords pour

"le gorille" treize pour la "supplique pour être enterré sur la plage de Sète" et lui qui ignorait tout du solfège apprit sur un piano les rudiments de la musique en autodidacte exigeant. Ayant pratiqué la batterie il disait que la musique "c'est d'abord un rythme" sans doute est-ce la recette de ses succès car la poésie c'est aussi et d'abord un rythme, il marquait d'ailleurs en permanence le rythme avec le pied, usant la moquette jusqu'à la trame...

Pour Brassens l'anarchie c'était "le respect des autres", belle définition qui résume son sens de la fraternité humaine. Il n'aimait pas les gendarmes... qui peut d'ailleurs les aimer? Ils sont un mal nécessaire pour maintenir un certain ordre, pour protéger la société contre elle-même, il n'ignorait pas que l'homme pouvait être la pire des bêtes, et s'il éprouvait quelque indulgence pour le cambrioleur qui l'avait dépouillé il le mettait cependant en garde"ta moindre récidive abolirait le charme..."

Si l'on pouvait saluer la plus grande qualité de Georges Brassens, c'était sûrement sa délicatesse à l'égard des autres , il n'avait jamais de mots méchants envers qui que ce soit, il serait incongru dans notre époque où la méchanceté est devenue banalité, il suffit d'observer le comportement de nos politiques...

Au moment où tombent les résultats de l'évaluation PISA ( acronyme pour « Program for International Student Assessment » en anglais, et pour « Programme international pour le suivi des acquis des élèves » en français)qui place les  français dans une moyenne peu flatteuse, on ne saurait trop conseiller à nos petits enfants d'écouter un peu plus Brassens (entre deux SMS par exemple), ils y trouveraient sans doute du plaisir, et qui sait la révélation de la poésie, une discipline qui manque furieusement dans notre paysage médiatique.

Vendredi 11 Novembre 2016 - 18 novembre 1916 fin de la bataille de la Somme : 1 million 60 mille morts

Le 11 novembre doit être un jour de liesse, mais nous ne pouvons oublier ceux qui sont tombés durant cette abominable guerre, voulue, décidée par les marchands de canons et leurs complices au pouvoir dans les pays belligerants. Cette guerre, la première guerre industrielle de l’histoire de l’humanité, fut la guerrre des industriels de la chimie et de la métallurgie, et ce ne sont pas les cérémonies commémoratives qui peuvent nous le faire oublier. Durant cette boucherie, tous les moyens possibles pour exterminer des hommes furent employés : les mitrailleuses au-devant desquelles on envoya délibérément des dizaines de milliers de jeunes hommes sachant que très peu en reviendraient, les obus chargés d’éclats qui traversaient les corps et les têtes, provoquant des blessures douloureuses ou invalidantes pour le restant de leurs jours à ceux qui en réchappèrent ; les gaz, interdits seulement en 1925, le temps d’écouler les stocks, sans doute…

Et la boue, la boue, la boue ...

Et sur les monuments aux morts tous ces noms qui ne représentent plus rien aux jeunes générations, pourtant ils crient, ils crient : Plus jamais ça !

Mais en serons-nous capables ?

Vendredi 11 novembre 2016

Cette semaine fut riche en événements, certains joyeux, d'autres le furent sans doute moins...

Cette nuit, nous avons appris la disparition de Léonard Cohen. Il est parti un 11 novembre celui qui fut l'interprète inoubliable de ce chef d’œuvre : Le Partisan.  Paroles d'Emmanuel d'Astier de la Vigerie, musique d'Anna Marly, cette "complainte" fut écrite aux heures noires de l'occupation nazie à Londres en 1943, mais ne fut vraiment popularisée que dans les années 50. Le texte original était ainsi rédigé :

 

Les Allemands étaient chez moi,
On m'a dit « Résigne-toi »,
Mais je n'ai pas pu,
Et j'ai repris mon arme.


Léonard Cohen l'a un peu modifié :


Les Allemands étaient chez moi,
On m'a dit « Résigne-toi »,
Mais je n'ai pas peur,
Et j'ai repris mon arme.


 

Alors, comme lui, n'ayons pas peur !

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