LE TRAITRE

Au début des années 80, la guerre entre les parrains de la mafia sicilienne est à son comble. Tommaso Buscetta, membre de Cosa Nostra, fuit son pays pour se cacher au Brésil. Pendant ce temps, en Italie, les règlements de comptes s’enchaînent, et les proches de Buscetta sont assassinés les uns après les autres.


Un film de MARCO BELLOCCHIO

Avec Pierfrancesco Favino, Maria Fernanda Cândido, Fabrizio Ferracane, Fausto Russo Alesi, Luigi Lo Cascio

Sortie le 30/10/2019
Durée : 02H32

SORRY WE MISSED YOU

À Newcastle, Ricky et sa famille se battent contre la précarité depuis des années. Pourtant, ni Ricky ni son épouse Abby n’ont cessé de travailler. Alors qu’il est temporairement sans emploi, Ricky voit dans l’opportunité de devenir chauffeur- livreur à son compte avec son propre camion, une formidable occasion de s’en sortir.

 

Un film de KEN LOACH

Avec Kris Hitchen, Debbie Honeywood, Alfie Dobson, Rhys Stone, Katie Proctor, Charlie Richmond, Ross Brewster, Harriet Ghost, Mark Birch, Linda E. Greenwood, Mark Burns, Vicky Hall

Au nom de la terre

Ce n'est pas un film qu'il faut aller voir si vous avez le moral au plus bas.

Mais si vous vous intéressez un tant soit peu à la vie des agriculteurs, il faut y aller.

cela commence plutôt bien, dans les années 70, un jeune fils de paysans, de retour du Wyoming, retrouve sa dulcinée, et ... reprend la ferme familiale : "les grands bois".

le père (Rufus) est plus vrai que nature dans son rôle de paysan à l'ancienne. Il n'est pas vraiment sympathique, mais pas non plus antipathique, il est ...

Le fils décide de changer le mode "d'exploitation". Finies les anciennes méthodes basées essentiellement sur le travail, l'épargne, il faut se mettre au goût du jour, ou plutôt  de l'époque.

Quand vous suivrez cette descente aux enfers, vous ne verrez plus le poulet dans votre assiette avec les mêmes yeux.

Un paysan "victime", mais de quoi ?

du machinisme effréné, des banques, des  coopératives, des marchands de rêve que sont les "techniciens  agricoles" qui eux, malins, n'ont  pas repris la ferme familiale, bref de tous ceux qui tournent autour de cet  immense gâteau que constitue l'agriculture.

Le suicide des paysans est la trame de cette œuvre, il est vrai que les paysans battent des records dans ce  domaine, tristes records.

On les a entraînés dans un système sans issue, on leur a fait croire que la chimie allait résoudre tous leurs problèmes .

Le résultat : moins d'un million de paysans aujourd'hui alors qu'ils étaient 10 millions en 1945.

On leur a fait croire qu'ils avaient pour mission de nourrir le pays, c'était vrai en 1945, désormais ils se battent sur des marchés mondiaux dont ils ne  connaissent pas les  règles, pour le plus grand profit des banquiers et des fabricants de matériel agricole.

La faute à qui ? A eux, un peu; à nous, beaucoup qui pour la grande majorité n'a d'yeux que pour l'étiquette du prix. Aux grandes surfaces qui les étranglent en leur imposant des prix au-dessous du prix de revient. Au système, y compris leurs syndicats, la Justice qui les met en redressement judiciaire avant de prononcer la liquidation des biens. Des biens qu'il fallut parfois plusieurs générations pour les acquérir. Mais cela intéresse qui ?

Et les politiques bien entendu, qui au lieu de précéder  le  mouvement se contentent trop souvent de suivre l'opinion publique, la réélection est à ce  prix ...

Bref, allez voir ce film, allez voir Guillaume Canet, allez voir ce film d'Edouard Bergeon, qui rend hommage à son père, victime de ce système.

Tous les acteurs sont impressionnants de justesse, on sort bouleversé de la salle.

Edouard Bergeon devant l'affiche de son film.

origine photo : Généanet