sortie en covoiturage au musée de la résistance en Argoat le 11 avril 2017

la sortie en covoiturage a eu lieu sous les meilleurs auspices, le temps était de la partie et c'est sous le soleil que nous avons pu nous rendre au musée de la résistance situé dans un site absolument admirable. L'étang neuf date du XIIIème siècle et fut construit par les moines de l'abbaye voisine. Ce nouvel étang prit naturellement le nom "d'étang neuf", dans la même logique que le "pont neuf" à Paris. Reçus par les responsables du musée qui font un beau travail de mémoire dans notre région qui connut durant la seconde guerre mondiale  des épisodes dramatiques. M Alain Polès, qui fut professeur d'histoire et en a gardé la passion fut un guide  remarquable qui nous fit revivre cette époque sombre dans laquelle des gens extraordinaires se dressèrent contre l'occupant nazi au risque de leur vie, mais pas seulement car ceux qui tombaient entre les mains de la gestapo ou de la milice étaient souvent affreusement torturés avant d'être abattus. Nous restera en mémoire cet épisode de ces enfants qui, allant se baigner à l'étang furent arrêtés par une patrouille de la feldgendarmerie, fouillés .... l'un des enfants d'à peine  15 ans fut trouvé porteur d'une "arme", un pistolet rouillé qu'il avait dû trouver et qu'il gardait sans doute pour faire le malin auprès de ses camarades. L'officier qui commandait la patrouille le fit mettre à l'écart et l'abattit  d'une balle dans la tête.

Cette histoire fait beaucoup réfléchir les élèves  qui visitent le musée et qui, se mettant à la place de ces jeunes qui avaient leur âge ne peuvent s'empêcher de penser qu'ils auraient pu être à leur place.

L'histoire, racontée ainsi atteint plus sûrement sa cible que l'apprentissage laborieux de dates et de faits sortis de leur contexte, mais qui sont indispensables pour réussir aux examens.

Après un déjeuner à l'auberge, où nous furent servis d'excellents plats (ah le magret de canard!!!), nous sommes allés visiter l'abbaye de Coat Mallouen, ou ce qu'il en reste puisque les pierres servirent de carrière pour la construction d'un manoir voisin .

Il faut quand même accorder au propriétaire du manoir que ce ne fut pas un "sacrilège" puisque les pierres furent démontées, numérotées et le bâtiment reconstruit à l'identique.

C'est aussi cela l'Histoire.

L'abbaye qui comprit jusqu'à une trentaine de moines est maintenant à l'état de "ruine"mais une si belle ruine, qui témoigne du génie de ces bâtisseurs d'antan.

Le guide qui procéda au nettoyage et à la redécouverte des fondations originelles est véritablement passionné par son métier, et n'hésite pas à raconter "son" abbaye pour laquelle il voue une véritable passion. Patient, à l'écoute des visiteurs, il participe à la découverte de la richesse culturelle de notre belle région.

Remercions aussi Marie Thérèse Coutance qui nous offre ces belles photos d'une sortie qui restera gravée dans nos mémoires.